Le groupe a une dynamique qui lui est propre. Il a ses problèmes, ses échecs et ses joies. Les relations y sont en constante évolution. Il est radicalement différent de la somme des individus qui la composent. Une série de personnes adultes, objectives et mûres, prise isolément, ne constitue pas automatiquement un groupe adulte, objectif et mûr.
« Le groupe est créateur de normes, de règles orientant nos comportements et nos opinions. Dans le groupe, l’individu est l’objet de pressions à la conformité. La pression à la conformité peut aussi naître de la relation affective que l’individu recherche dans le groupe1 ». La tension qui s’exerce entre les besoins des individus et ceux de l’organisation pèse de même sur la vie du groupe. L’organisation formelle est toujours en butte à des réactions imprévues et court-circuitée par un système informel.
Nos situations de travail du type out-door, crée une dynamique particulière au cours de laquelle les comportements se modifient les uns par rapport aux autres. Chacun cherche inconsciemment sa place et son rôle dans la dynamique collective.
Entre deux personnes ou dans un petit groupe, les rituels de l’échange s’organisent et fonctionnent assez aisément. Les tâches et les rôles sont répartis selon une certaine fluidité. Mais quand le nombre augmente, le rituel devient rigide pour ne pas se diluer : il faut énoncer les règles qui gouverne le groupe.
Les jeux inconscients des participants à un groupe évoluent en fonctions des règles explicites et implicites introduites par le meneur de jeu. Il appartient à celui-ci de les faire respecter. Il y a des gisements de productivité dans un management optimal qui saura réduire les écarts entre le dire et le faire, car « entre le dire et le faire, il y a la mer », selon un proverbe corse.
Certes nos règles de facilitation du travail de groupe sont exigeantes, mais elles permettent une évolution de la qualité de la production de chacun et sont la garantie du respect des personnes autant que la productivité du groupe.