Le développement des Hommes de l’entreprises : un axe stratégique1

François Guiraud, président en son temps de l’institut de l’entreprise souligne dans sa préface à l’ouvrage de Michel Crozier : « nous avons constaté que la compétition entre les entreprises, entre les économie, entre les systèmes, se joue d’abord sur la manière dont les hommes s’engagent et travaillent. »

Cette conception de l’entreprise s’articule autour d’un management qui prend en compte les attentes profondes de tous ceux qui font l’entreprise. L’évolution de notre société a transformé le concept de participation en une réalité : participer c’est informer, intervenir, s’impliquer. La qualité et l’intérêt du travail prennent largement le pas sur la notion qui prévalait trop souvent jusqu’alors et qui peut se traduire par : « n’importe quel travail pourvu qu’il soit rémunérateur ».
Ceci induit un nouveau rapport au pouvoir : du pouvoir « capacité de forcer à l’obéissance », on évolue vers la notion de pouvoir « moyen d’action » c’est à dire processus, interaction dynamique.

Le pouvoir retrouve ainsi une partie de son sens originel « capacité de », qui fait référence à l’aptitude et à la compétence.
De la relation de pouvoir, nous passons progressivement au pouvoir de la relation, autrement dit à la possibilité de créer des échanges équilibrés.
Le pouvoir de la relation implique de considérer chaque individu dans son unité et sa globalité, en s’abstenant de porter un jugement, mais dans une volonté de dialogue, de construction en commun. Ceci se traduit dans l’entreprise, par l’émergence de nouvelles tendances, d’appréciations nouvelles des rôles à jouer.
Le fait que l’on soit passé de la notion de chef à celle de manager et qu’aujourd’hui l’on parle de plus en plus de leader est révélateur à cet égard. Il ne s’agit pas simplement d’un changement, mais plutôt d’un mode nouveau de pensée, d’une logique différente.

On ne peut plus organiser, prévoir, commander de la même manière qu’auparavant. Le « chef » donnant des ordres à suivre à la lettre est réservé aux décisions stratégiques engageant la vie de l’entreprise. Le manager est appelé à un nouveau rôle, celui, de favoriser la prise de responsabilité par ses collaborateurs. Il incite à l’initiative, à l’engagement, à la fertilisation des esprits par l’échange de points de vue différent.
Le leader est donc un entraîneur dans la mesure où il favorise le développement des potentiels individuels et collectifs des Hommes de l’entreprise. Cette notion tient une place centrale dans cette nouvelle forme de management.

En tenant compte des nouveaux défis auxquels les entreprises sont confrontées, c’est à ce prix que se développeront la responsabilisation, l’autonomie, la coopération, la flexibilité et l’adaptation de tous. Ce management ne peut s’épanouir que s’il existe une cohérence entre le discours et les comportements de l’encadrement.

Cet objectif suppose que l’on possède un certain nombre de clés. Ces dernières existent et peuvent s’acquérir. Tel est l’ambition de nos actions dans nos programmes de développement personnel.

1 : Cf. Ellen Bessis et Edouard Stacke, l’effet booster.

 
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